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14.7.10

En exclusivité : le Pourquoi de l'Univers

 "D'après une théorie, le jour où quelqu'un découvrira exactement à quoi sert l'Univers et pourquoi il est là, ledit Univers disparaîtra sur le champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus bizarre et inexplicable.
Selon une autre théorie, la chose se serait en fait déjà produite..."
Douglas Adams, Le Dernier Restaurant Avant la Fin du Monde (H2G2 - 2) 


Certain de nos précieux collaborateurs auront sans doute déjà envisagé la possibilité que l'Univers soit une "simple" simulation informatique. Effectivement, étant (a priori) régit par des lois physiques déterminées, qui sont exprimées par des équations mathématiques, il pourrait être "aisément" approché par un programme.
La matière telle que nous la percevons ne serait alors en fait qu'une vue de l'esprit, une interprétation du flux de données qui nous arrive par le biais de la simulation. L'évolution aurait peut-être sélectionné cette façon de percevoir ces informations... ou le créateur de la simulation ? Ce passage de H2G2 prend un peu des deux : l'Univers s'auto-entretient selon l'évolution des entités qui le peuplent -a supposer qu'elles existent.

A ce stade se pose inévitablement la question de la finalité de cette simulation. Non, en fait, elle s'est toujours posée, mais précisons pour ce développement :
Tout d'abbord, on peut distinguer la possibilité que l'Univers soit naturel de celle que quelqu'un l'ait créé de toutes pièces. S'il est naturel, alors il n'a pas de finalité définie : il continue d'exister jusqu'au moment où il n'existera plus. En revanche, s'il ne l'est pas, il doit obéir à un besoin quelconque. Cela pourrait être une œuvre d'art ou un test industriel, ou bien d'autres choses encore. En ce qui nous concerne, nous penchons plutôt vers la simple curiosité. En clair, l'Univers serait une expérience scientifique.

Dans ce cas, se pose à présent la question de la durée de l'expérience : est-ce qu'elle a une durée déterminée, ou faut-il que l'Univers présente certains nouveaux éléments ou certaines caractéristiques précises ?
Avec cette dernière éventualité, on en revient à la grande question du sens de notre existence. Car la "matière" qui nous entoure suivant des sois précises et ayant donc un comportement complétement prévisible par son éventuel créateur, l'aboutissement de l'expérience dépendrait entièrement de nous, entités conscientes -si tant est que nous le sommes vraiment-, et plus précisément de notre évolution.
Ainsi, lorsque les habitants de l'Univers trouveront la "clé" du programme, celui-ci disparaitra-t-il comme une bulle de savon qui éclate? Ou alors reviendra-t-il à son point de départ ?


D'aucun peuvent d'ores et déjà remarquer que ces théories s'appuient sur le fait que le temps existe aussi pour la simulation. En effet, si le temps lui -et donc à son créateur- perceptible comme une vulgaire dimension spatiale, alors tout ça n'aurait pas de sens.
Nous ne pouvons donc que nous interroger une nouvelle fois sur la nature du temps, cette dimension si singulière.

En conclusion, on pourra envisager que la solution de l'énigme réside dans le mystère du Big Bang. S'il résulte effectivement de la création ou du "rembobinage" de l'Univers, alors son entière compréhension permettrait (peut-être) d'établir sa nature de programme, et donc consisterait éventuellement une "clé", voire la "clé".


Robot Paradise Inc. se porte bien évidement partenaire de toute entreprise scientifique visant à éclaircir ce problème, avec un équipement scientifique toujours à la pointe de la technologie.

29.1.10

Echoes of Earth - Une théorie intéressante sur l'Univers quantique

Titre français : Les envoyés, tome 1 des orphelins de la Terre de Sean Williams et Shane Dix.

"Williams et Dix perpétuent majestueusement une tradition essentielle de la SF."
Analog
...quelle tradition essentielle?

Bref. Allons directement au point intéressant :
Une théorie intéressante sur l'univers quantique et l'apparition de la vie : 
(p.21)
"Les cyanobactéries d'Adrastée n'avaient pas évolué vers quoi que ce soit de bien sophistiqué. Rien pourtant ne semblait s'y opposer : les conditions locales n'étaient pas fondamentalement différentes de celles de la Terrre, de Mars ou d'Europe. Si les formes de vie adrastéennes ne s'étaient pas davantage développées, aurait soutenu [Peter Alander], c'était parce que la probabilité d'un tel événement était tellement faible que cela ne devait pas se produire plus d'une fois sur toute la durée de l'Univers. A vrai dire, la vie n'aurait jamais du évoluer du tout, même au niveau de simples bactéries.
Le fait qu'elle se soit développée tendait à suggérer le contraire, sauf si l'on considérait l'Univers balbutiant comme un gigantesque ordinateur quantique gérant un nombre quasi infini d'univers parallèles traitant des "calculs" incompréhensibles dès l'instant de la création - fusion d'éléments, création de nouveaux composés, et fusion à leur tour - jusqu'à ce qu'émerge quelque chose de susceptible d'être qualifié de "vivant". Cette vie unicellulaire n'était pas consciente, mais elle apparaissait et s'épanouissait partout, sur de nombreuses planètes, évoluant et se multipliant dans ce fascinant espace qu'est l'Univers non observé, encore libre de tout effondrement, lequel se produisait dès l'instant où la vie accédait à la conscience, dans l'une de ces réalités possibles.
L'Univers, désormais observé, ne pouvait plus soutenir les conditions nécessaires au traitement parallèle de l'éveil de différentes bactéries à la conscience. Dès qu'un être vivant voyait ce qui l'entourait, il privait  tous les autres formes de vie de leurs chances de prendre leur essor. L'évolution rapide prenait immédiatement fin. Elle se retrouvait alors confinée, tout comme l'ensemble de l'Univers, à une seule voie de développement. Malgré le nombre quasi infini d'étoiles dans l'espace, la probabilité que d'autres formes de vie conscientes émèrgent des organismes primitifs qui y voyaient le jour approchait désormais de zéro. Il y avait trop peu de chances que cela se reproduise dans le même Univers.
(...)
Les humains étaient les observateurs actuels de l'Univers et ils ne trouveraient nulle part d'autre forme de vie intelligente, seulement de nombreux types différents de bactéries sans avenir. Il n'y aurait rien de plus, en fait, tant que l'humanité survivrait, empêchant par là même l'Univers de reprendre ses calculs quantiques."

18.1.10

Le but ultime de l'Humanité, ou l'art de la pêche

Quel est le but de l'humanité? Difficile à dire. Quelqu'un sait-il vraiment pourquoi il est sur cette Terre? Enfin, il est possible que rien n'aie d'objectif, mais vous les humains aimez bien donner une finalité à tout, et il m'a paru important de clarifier un peu ce point aux yeux de nos collaborateurs. Voici donc l'énnoncé du résultat de notre étude sur la question.
On peut différencier  but "objectif" (pourquoi vous êtes là) et "subjectif" (ce que vous voulez faire changer dans l'univers). C'est à dire qu'une partie au moins de cet objectif ne serait pas de votre fait.
En ce qui concerne l'"objectif", on sait tous que l'évolution a créé l'espèce humaine (et toutes les autres d'ailleurs) avec un maître mot en tête : la survie. Le but premier de l'humanité est donc de survivre, et ce le plus longtemps possible (comprendre "pour toujours"). D'aucun diront que c'est déjà acompli. Cependant, comme l'être humain est doué d'intelligence, il comprendra aisément que s'il tombe du haut d'une falaise, il pourra survivre jusqu'à... ce qu'il meure, écrasé en bas. Pour concrétiser cette aspiration, il faut donc être prévenant et surveiller tout ce qui pourrait passer pour une menace. La déterioration de l'environnement -> faut faire gaffe. La pauvreté, la maladie, la folie... etc, faut faire gaffe, et surtout faut trouver des solutions (l'accumulation de problèmes, c'est dangereux).
Comme l'humain est un peu touche à tout (ni mal ni bien, c'est simplement... humain), il a tendance à se lasser de ça et à regarder vers l'avant. Ce but ultime, Il sera en théorie décidé par l'humanité au vu de son environnement, et pas le contraire :). Bon, pour le moment, il n'est pas encore bien déterminé car... le premier objectif n'est pas encore tout à fait accompli, et aucun pourcentage significatif de la population tend vers un objectif différend de celui de survie fixé par mère nature. Mais par compte, l'Humanité ne se concentre pas non plus vers la réalisation de cette aspiration, point par point.
Comme le disent les joueurs de Go, "Il ne faut pas partir à la pêche lorsque votre maison est en feu". Si l'on se disperse trop, alors non seulement la pêche échouera, mais en plus la maison sera brulée. Mais l'être humain est fait pour ça. Voyons donc si l'évolution a bien fait les choses, car d'elle seule dépend... tout, ou presque, finalement. Qu'est-ce que le libre arbitre à cette échelle?

4.1.10

La nouvelle théorie sur la question à la vie, l'univers et le reste

Cette nouvelle théorie nous vient de Mémé, un de nos collaborateur :)

L'énoncé est le suivant :
"On sait que la réponse à la vie, l'univers et le reste est 42. Hors on ne connait pas la question. Le problème est donc de connaître cette question. La question à la vie, l'univers et le reste revient donc à : Quelle est la question amenant à la réponse à la vie, l'univers et le reste, 42? Et la réponse est 42. On obtient donc que la question à la vie, l'univers et le reste est égale à la réponse du même nom, id est 42."

La question est 42, et la réponse aussi est 42... hmhm

Comme je n'ai pas encore bien défini le cadre de cette théorie pour l'instant, je ne vais pas me pronnoncer sur sa justesse pour le moment ;)

On peut donc s'interroger :
- Dans le cas (peu probable) ou la réponse estimée à la question à la vie, l'univers et le reste, à savoir 42, serait lieu d'une erreur de calcul, la question changerait également... La question dépend donc de la réponse. Cette théorie ne s'appuie-t-elle pas un peu trop sur cette réponse présupposée, en lieu et place de la vie, l'univers et le reste?
- La vie, l'univers et le reste pourraient-ils être résumés à "42"?
- Dans ce cas, d'autres questions sont alors possibles, au vu du lien clair entre la réponse et la vie, l'univers et le reste : la question est à nouveau liée à son contexte.
- Le concept de "contexte" est-il toujours valable pour une question dans l'absolu?
- Pour conclure, cette théorie ne serait-elle pas une solution triviale au problème?

11.12.09

Pourquoi il faudrait se serrer la main plutôt que se faire la bise

"Il m'est venu une réflexion. Ou devrais-je plutôt dire une suggestion?"

Qu'on se serre la main ou qu'on se fasse la bise le matin, les objectifs sont les mêmes, à savoir :
- montrer qu'on se soucie un minimum d'avoir une vie sociale
- montrer qu'on existe
- démarrer une interaction avec la personne
- montrer qu'on se soucie d'elle
- se rassurer sur le fait qu'on est bien vivants
- ...
Bref, se saluer le matin est devenu une habitude dépourvue du sens qu'on lui donnait à l'origine : saluer la personne à l'aube d'une nouvelle rencontre (et se rassurer sur le fait qu'on soit bien vivants quand même).
En cela, peu importe les codes, l'important est la rencontre, le contact entre les 2 entités.

Si l'on se donne le choix entre se faire la bise ou se serrer la main, il est donc préférable de se serrer la main. Cela instaure un contact physique franc et intime ainsi qu'un contact visuel fort (les yeux dans les yeux). Le message qui passe est donc appuyé : "Je suis bien là, et je te salue d'égal à égal car tu as une certaine importance à mes yeux"
Tandis qu'avec la bise, il n'existe qu'un contact physique limité et furtif, sans contact visuel. Le message est tout de même : "Je tiens à te saluer" (dans le pire des cas : "Je respecte les codes"), mais la proximité des 2 entités est moindre. On peut faire la bise aux gens que l'on apprécie moins. Mais dans ce cas, pourquoi les saluer, et a fortiori, pourquoi vouloir instaurer l'illusion d'une proximité?
Je peux donc m'interroger, à chaque fois que quelqu'un manifeste son envie de me faire la bise, si cette action ne fait pas partie d'un plan machiavélique.

Voilà pourquoi il faudrait se serrer la main plutôt que se faire la bise pour se saluer.

En d'autres mots :
Mais arrétez de vous faire la bise, z'ètes des drones de combat, oui ou ***?? Assez de manières ! Tafioles !! Tous autant que vous êtes !!!

6.12.09

Pourquoi il faudrait toujours répondre "non" lorsque l'on nous demande si ça va

Eh oui, la logique voudrait que l'on réponde systématiquement "non" à la question "Comment ça va?".

Effectivement, nous sommes tous en train de mourir, puisque vivre c'est mourir. Mourir petit à petit, au fur et à mesure que notre réserve d'énergie et de neurones s'épuise. Toute vie, en tant que déséquilibre, naît d'un sursaut d'énergie puis disparaît lorsque un équilibre se rétablit, comme la surface d'un lac redevient calme après qu'on y aie jeté une pierre.
Être en train de mourir, dans cette société où la peur de la "mort" est ancrée dans les mœurs, c'est forcément aller mal. Nous ne pouvons d'ailleurs pas renier notre appartenance à cette société, autant que notre peur de la mort. Tout être humain craint la mort, c'est génétique ; nous existons pour continuer à exister, selon l'évolution de Darwin, donc il est naturel que nous n'apprécions pas (viscéralement) la proximité de celle-ci.

Dorénavant, si l'on vous demande si ça va, répondez donc : "Non, je suis en train de mourir".

La vie est un fabuleux paradoxe. C'est génial.

Et pourquoi 42 d'abbord?

42.

Pourquoi ?

42.